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En cette semaine de rentrée des classes, prolongeons encore un peu l’été en parlant d’un anime qui fait parler de lui depuis ses débuts fin juillet : j’ai nommé Baccano!
Histoire : 1711. En route pour le nouveau monde à bord de leur navire, des alchimistes invoquèrent le diable pour obtenir l'immortalité. Le démon leur donna une étrange liqueur qui leur conféra la vie éternelle. Ils en apprirent les secrets de fabrication mais finirent par fuir, se dispersant à travers le monde afin d'échapper à l'emprise du mal qui les ronge.
New York, 1930. En ces temps de prohibition, la guerre des gangs bat son plein. Nombreux sont ceux qui vivent du crime où en sont proche, qu’ils soient assasins, politiciens, mafieux, comptables, voleurs, scientifiques… ou même hommonculus. Mais les objectifs de chacun vont trouver un point commun lorsque Cerrad, un vieil homme obnubilé par la quête de la liqueur démoniaque, lance la distillation de cette potion d'immortalité. A travers leur incroyable rencontre dans le Flying Pussyfoot, un train transcontinental reliant Chicago à New York, ce sont leurs destins qui vont se croiser puis s’unir dans cette chevauchée macabre…
Ahhh la prohibition, les années 30 New Yorkaises et la mafia… serions retourné au temps des Incorruptibles de Brian de Palma ? Pas tout à fait. A l’origine Baccano est un manga de Ryohgo Narita, un jeune mangaka de 27 ans, paru depuis 2003 et qui compte à ce jour 9 volumes. Cette œuvre originale ne se contente donc pas d’être une succession de règlement de compte car on peut y retrouver, en plus de l’action et de la romance, une bonne part de surnaturel et même d’horreur. Même si le thème de l’horreur à proprement parler est encore absent des premiers épisodes de l’anime , le coté fantastique, par la présence des immortels, apporte une touche rafraichissante et donne toute sa singularité à cette nouvelle production. Il est amusant de voir, dans un New York des années 30 extrêmement bien rendu et crédible, des parrains se transformer en passoire puis, l’instant d’après, terrifier par leur incivibilité leurs agresseurs.
Mais avant d’être original, Baccano est surtout une intrigue extraodinairement riche… et compliqué. Malgrès un format réduit de treize épisodes, ce ne sont pas moins de 51 personnages qui vont jalonner l’histoire, du jamais vu ! Certes ils ne seront pas tous au devant de la scène, mais on arrive tout de même à seize personnages principaux. Ce large panel nous permet de disposer de toutes les personnalités possibles : du couple hilarant de voleurs, aussi stupide qu’hyper-chanceux, à l’enfant taciturne portant le poids du monde sur ses épaules, en passant par un terroriste timide et facilement effrayable... vous trouverez forcément vos préférés ! Ces seize protagonistes font d’ailleur l’objet du générique de début (que vous pouvez voir à la fin de la news, je vous le rappelle), qui les fait tous défiler d’une manière très sympathique, en rappelant au passage leur nom… ce qui n’a rien de superflu.
En effet tant de personnages en si peu de temps présente bien entendu un inconvénient : difficile de les présenter et de les lier d’une manière subtile et en même temps explicite. Pour ne rien arranger, Baccano corse la difficulté en ajoutant de nombreux sauts scénaristiques dans le temps, de 1930 à 1932, bifurquant entre les protagonistes et les époques. Tous ces évènements se lient dans les premiers épisodes autour du voyage transcontinental à bord du Pussy Foot, mais cet unique point commun peine à lui seul à ne pas égarer le spectateur. Il faudra donc vous accrocher pour suivre Baccano mais sachez que, bien heureusement, les mystères vont en s’éclaircissant et que vous pourrez sentir petit à petit les ampoules s’allumer dans votre subconscient, au fur et à mesure que les différentes connexions entre personnages sont mises en avant.
Et pour vous poussez à aller plus loin, le studio Brains Base à l’origine de cette série a eut le bon goût de nous offrir un travail très bien soigné. Reprennant un chara design proche du manga, les personnages possèdent des apsects assez variés mais vous rapelleront pour beaucoup ceux de Fullmetal Alchemist. Tous épousent en tout cas à merveille le style des années 30, un mimétisme encore plus vrai pour les décors, qui ont été paufiné grâce au voyage du staff à New York, en novembre dernier. L’animation n’est pas en reste et nous donne lieu à quelques règlements de compte mafieux, à l’ancienne et plus vrai que nature. On ne pourra, au final, pas reprocher grand chose à cette réalisation, si ce n’est quelques rare baisses de qualité dans quelques scènes, qui viennent légèrement entâcher un travail global très plaisant. Mais on oubliera très vite ces petits défauts grâce à l’excellente bande sonore jazzy de Makoto Yoshimori (Koi Kaze, Gakuen Alice) qui swingue parfaitement avec l’ambiance et l’époque de l’anime.
En conclusion ? Eh bien je citerai une marque de cosmétique si vous me le permettez : Baccano ? Parce que je le vaux bien !
Le générique de début, rien que pour le plaisir des yeux :
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